Renaud et poésie

22 février 2012

tours infernales

building 2

 

A toutes les victimes de la spéculation

 

 

Dans leurs tours d'acier

et de verre dépoli

messieurs les financiers

prédateurs accomplis

s'activent à négocier

comme au monopoly

 

Ces cadres dynamiques

au labeur obstinés

doivent rentrer du fric

c'est pour ça qu'ils sont nés

une vie arithmétique

à l'air conditionné

 

Ils s'arrachent le monde

sans la moindre pudeur

par transactions immondes

l'argent n'a pas d'odeur

il faut qu'elle soit féconde

leur folie des grandeurs

 

De leur paranoïa

dépend le cours du gaz

du café, du tafia

du pétrole qu'ils embrasent

une énorme mafia

hélas qui métastase

 

Ces gangs planétaires

se foutent de l'humain

vampirisent la terre

sans penser à demain

transforment en monétaire

tout en un tournemain

 

Dans leurs tours d'ivoire

ils vivent en vase clos

exerçant un pouvoir

absolu, mégalo

se faisant un devoir

de baiser les prolos

 

Ils ont perdu la tête

dans leurs tours à délits

il faut qu'on les arrête

avant que leur folie

n'explose la planète

dixit vox populi

 

 

 

Renaud le 22-02-2012 / tous droits réservés

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25 janvier 2012

souvenir d'enfance au parc

 

parc floral 3

 

 

 

 C'était jour de printemps, une riante brise

éparpillait les fleurs des grands marronniers roses

les tilleuls embaumaient donnant aux primeroses

une senteur de miel d'une douceur exquise

 

Les oiseaux s'égayaient, leur doux batifolage

emplissait les allées de notes chamailleuses

les papillons dansaient et leurs ailes soyeuses

avaient l'éclat d'une huile un jour de vernissage

 

La neige des lilas posait ses flocons blancs

sur les jonquilles d'or et les lys orange

tandis que les glycines laissaient tomber leurs franges

en boucles violettes aux dégradés troublants

 

Les enfants s'amusaient à des jeux d'autrefois

au croquet, au chambot, au sorlin, à la balle

à la marelle, aux billes, aux toupies musicales

et puis à chat perché une fois, dix fois, cent fois

 

Les parents regardaient, attentifs et heureux

les vieux se reposaient à l'ombre sur un banc

les buveurs du dimanche marchaient en titubant

et les taillis bruissaient des baisers d'amoureux

 

Les marchands ambulants à l'humeur débonnaire

proposaient aux chalands glaces et croustillons

friandises, gâteaux et aussi cotillons

et tous riaient gaiement aux sons des limonaires

 

Plus loin sur l'étang vert les calmes nénuphars

abritaient les envols des jaunes libellules

dont les tourbillons bleus en dentelle de tulle

attiraient les crapauds plus joliment qu'un phare

 

Les canards barbotaient à travers les massettes

les poules d'eau couvaient sur les herbes flottantes

les pigeons paradaient d'une oeillade aguichante

et toute la nature avait le coeur en fête

 

 

 

Renaud le 25-01-2012 / tous droits réservés

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15 décembre 2011

sur l'oreiller du vent

Coeur_de_Nuages2011

image olivewhite.com

 

 

 

Sur l'oreiller du vent

dans le lit des nuages

je regarde en rêvant

glisser les paysages

 

pour uniques frontières

j'ai le bleu d'horizon

les forêts, leurs lisières

les couleurs des saisons

 

mes amis de voyage

sont le soleil levant

les grands oiseaux sauvages

et leurs dessins mouvants

 

baladin de l'éther

je suis libre et heureux

au dessus de la terre

tout est moins douloureux

 

je suis en suspension

détaché du réel

comme en lévitation

presque intemporel

 

je suis l'ombre furtive

la brume vagabonde

les larmes fugitives

désaltérant le monde

 

je suis le berger blanc

de ces moutons d'azur

mêlant et démêlant

leurs volutes si pures

 

et le soir dans ma bulle

fin chapiteau de voile

je suis un funambule

décrochant les étoiles

 

alors à la nuit brune

magique synchronie

je viens poser la lune

comme un point sur mon nid

 

 

 

renaud le 15-12-2011 / tous droits réservés


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03 novembre 2011

vos yeux ( pour m.m.m. )

 

 

yeux marron 1

 

                                                   

 

Vos yeux ne sont ils pas ces perles couleur d'ambre

que le matin blottit dans le secret des feuilles

et ces rousses nuances des forêts de novembre

que la nature d'automne accroche aux écureuils

 

Vos yeux ne sont ils pas ces grains d'arabica

reflétant la beauté des monts d'Abyssinie

et le brûlant délice des tasses de moka

que Gérard de Nerval buvait à l'infini

 

Vos yeux ne sont ils pas les feux de la saint Jean

la belle transparence de la terre de Sienne

le miel de châtaignier, des noisettes d'argent

le joyeux tourbillon d'une valse de Vienne

 

Vos yeux ne sont ils pas ces coffrets d'acajou

où dorment à l'abri énigmes et mystères

L'on y trouve, cachés, de vrais petits bijoux

dont l'éclat pur traduit votre heureux caractère

 

Vos yeux ne sont ils pas ces fleurs d'herbe à la reine

qui apaisent mon âme et calme mes douleurs

mon élixir de vie, ma conscience sereine

ma ligne d'horizon et mon ensorceleur

 

Vos yeux ne sont ils pas ces éclairs météores

qui embrasent les nues un peu avant la pluie

et ces billes d'agate zébrées de brun et d'or

qui scintillent et qui dansent dans le bleu de la nuit

 

Vos yeux ne sont ils pas mes anges, mes démons

ma boussole et mon phare, mon ciel, ma galaxie

mes veines, mon esprit, mon coeur et mes poumons

sans vos yeux je mourrai d'une lente asphyxie

 

 

               Renaud le 3-11-2011 / tous droits réservés

                             


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10 octobre 2011

homme à abattre

Monstre2

dessin jp-petit.org

 

 

A voir ce qu'il a fait de la beauté du monde

oui l'homme, assurément, est une bête immonde

un être malfaisant, cruel, barbare, odieux

dont l'existence prouve l'absence de tout dieu

 

Car si un tout puissant, maitre de l'univers

avait un jour créé un fils aussi pervers

nul doute que conscient de sa fatale erreur

il aurait fait en sorte que cette bête meure

 

Admettre que ce dieu l'aurait fait naitre libre

et entre bien et mal posé en équilibre

pour qu'il puisse choisir et vivre sans entraves

le ferait son complice et au mieux son esclave

 

La liberté est elle un bien si intouchable

qu'un divin souverain contre ses propres Tables

regarde, indifférent, des abominations

qui devraient provoquer de l'homme l'abolition

 

Alors pourquoi laisser la Terre être un Enfer

où pullulent sévices, assassinats et guerres

massacres, génocides, horreurs et boucheries

tortures, atrocités, tant de sauvageries

 

Pourquoi permettre à l'homme de piller la nature

de polluer la vie des autres créatures

d'agir tel un tyran qui n'a ni foi ni loi

et juge ses méfaits comme de purs exploits

 

La liberté donnée se doit d'être reprise

mais Dieu peut il mener une telle entreprise

la bête monstrueuse est elle encore châtiable

sans doute en créant l'Homme Dieu a créé le Diable

 

 

Renaud le 10-10-2011 / tous droits réservés

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19 septembre 2011

Vous avez dit vache folle ?

vaches 1 mimi

                                    photo Mireille Maugey-Monteil

 

 

A vrai dire je n'en doutais pas.Hélas l'homme est vraiment cinglé.

Interdites au niveau européen après l'épisode connu sous la

dénomination de " la maladie de la vache folle " les farines animales

vont certainement être de nouveau autorisées.

Le Conseil National de l'Alimentation s'y est dit favorable

en sa séance du 31 mai 2011.

Cette information, qui m'a été donnée par un éleveur de Corrèze,

et que j'ai vérifiée, m'a suscité cette fable que, je l'espère,

Jean de La Fontaine n'aurait pas désavouée:

 

 

Autrefois, image bucolique

dans les champs la vache allait

entre les bouses et les colchiques

de la bonne herbe elle broutait

 

Au printemps qu'elle était belle

notre vache quand elle vêlait

son p'tit veau blotti sous elle

entre ses pis se faufilait

 

L'voyant bondir dans les herbages

n'ote vache était heureuse et ravie

sans vouloir en faire un fromage

Dieu que c'est beau une vache qui rit

 

L'fermier aussi était radieux

la vache lui donnait du bon lait

tout allait ainsi pour le mieux

le bonheur était dans le pré

 

L'homme et l'animal vivaient de la nature

rythmaient leur existence à son calendrier

nos braves paysans avaient pour seuls augures

les multiples dictons devenus familiers:

 

Ainsi:

" s'il nait à la Sainte Suzette

l'ptit veau aura de sacrées roupettes

mais s'il vient à la Saint Gudule

il n'aura point de testicules "

 

Encore:

" quand il fait beau à la Saint Brice

à Pâques il pleut comme vache qui pisse

et s'il vente à la Saint Gilbert

le lait caillera dans l'hiver "

 

Egalement:

" Si elle meugle à la Saint Marius

juste au moment de l'Angélus

il est dit qu'à la Saint Fernand

la vache ira s'acoquinant "

 

De même:

" pour peu qu'à la Sainte Luce

la vache saute comme une puce

pour sûr à la Saint Robert

elle marchera de travers "

 

Enfin:

" quant à la Saint Irénée

la vache broute dans le fossé

à la Saint Guénolé

elle vous donne un baiser "

 

Ainsi bercé par les proverbes

la vie s'écoulait tranquillement

la vache et son p'tit bouffaient d'l'herbe

le lait coulait abondamment

 

V'la t'y pas cependant

qu'à l'automne octante sept

le lait soudain s'en vînt manquant

à tel point qu'on crût à une disette

 

Las les fermiers au lieu d'se rappeler

que quand elle bouse à la Saint Justin

mais ne bouse pas à la Saint Julien

la vache arrête de donner du lait

 

Et au lieu d'patiemment attendre la Saint Denis

qui marque le grand retour du lait au pis

ils se sont tournés dans leur panique

vers les blouses et les cols chics

dont l'un accoucha en coulisses

d'une véritable idée d'génisse:

 

" depuis la création du monde

qu'elle offre son lait à la ronde

la vache en fait est fatiguée

des vitamines faut lui donner

mais de vraies bonnes vitamines

pour qu'elle s'les roule dans la farine "

 

répétait l'ingénieur cocasse:

" faites moi confiance j'm'en décarcasse ! "

" des carcasses ? Des carcasses !

j'en ai partout aux environs "

bêla un éleveur de moutons

 

Or celà est bien connu

la vache et le mouton

comme la merluche et la morue

sont copains comme cochons

ils fréquentent les mêmes prairies

sans la moindre zizanie

il est donc bien naturel

que leur entraide soit mutuelle

 

Aussitôt dit, aussitôt fait

pour le bien de la vache le mouton fût broyé

hélas ce fût un 29 juin que l'essai fût tenté

et qu'la vache se r'trouva la gueule enfarinée

 

Oui maudite et funeste expérience

où l'bon sens paysan fût omis par la science

car:

" si la vache mange de la farine à la Saint Paul

un an plus tard la pauvre bête devient folle "

 

Homme, apprenti sorcier

qu'as tu fait des adages ?

les vaches étaient sacrées

de tout temps, à tout âge

pour l'avoir orgueilleusement oublié

de la vache ou de toi qui reste prisonnier ?

 

Reconnais tes erreurs

respecte les ancêtres

la question du bonheur

est " paitre ou ne pas paitre "


Relis le talisman des maximes anciennes

et apprends les par coeur comme une vraie antienne

alors même s'il faut que tu te les rabâches

il fera à nouveau bon vivre sur le plancher des vaches

car tu sauras que quand ça va de pis en pis à la Saint Raymond

ça va toujours de meuh en meuh à la Saint Edmond

 

Fouchtra !!

 

 

 

 

                                   Renaud le 19-09-2011 / tous droits réservés

 

 

 

                


 



 

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02 août 2011

nature et ponctuation

lune 4

http://photoastro.romande.com

 

 

Sur le noir clavier de la nuit une invisible main

tape un point blanc puis deux, puis trois, puis mille.

L'aube s'inscrit lentement par petites touches.

Bientôt seul reste en place un croissant de lune

comme un point virgule.

Les oiseaux s'éveillent, poussant leurs petits accents aigus,

tandis que dans les champs les vaches meuglent

leurs très sérieux accents graves.

Dame chouette, avec sa coiffe en accent circonflexe,

finit sa sortie nocturne sous le faîte du toit

et, après un point d'interrogation,

va se coucher sur les barres obliques du grenier

en se blotissant, dans une sorte de copié-collé, contre

son compagnon le hibou déjà endormi sur un tiret de bois.

Dans la matinée de légers nuages, jolis points de suspension,

viennent déposer, après avoir ouvert leurs guillemets,

les points d'exclamation de la pluie.

Puis c'est la joyeuse parenthèse colorée de l'arc en ciel

magique trait d'union entre l'eau et le soleil.

La nature, revigorée par cette fraiche ondée,

caresse alors avec bonheur les touches échappement

et navigation offrant au promeneur mille et une directions:

à droite, à gauche, en haut, en bas

et même un délicieux voyage en italiques.

A la mi journée les touches menu puis pause

remplissent le flâneur de régal et de bien être

avant que la touche retour ne le tire de sa douce torpeur.

Ensuite la touche défilement accélère le déroulement du temps

et rapidement arrivent les grandes et belles flèches roses du soir.

Alors, avant que l'écran du ciel ne s'obscurcisse

et ne mette un point final au jour, la nouvelle nuit

s'insère doucement et nous emmène rêver en effleurant

délicatement la touche espace

puis la touche étoile ***

 

 

Renaud le 2-08-2011 / tous droits réservés

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11 juillet 2011

sous ma tonnelle

roseraie 6

 

 

Sous ma tonnelle il pleut des roses

du chèvrefeuille et du jasmin

des belles de nuit qui éclosent

dans un sourire rouge carmin

 

Sous ma tonnelle chantent en cascades

mésanges, hirondelles, étourneaux

et répondent à leurs sérénades

fauvettes, rossignols et moineaux

 

Sous ma tonnelle danse la brise

et sur ses légers entrechats

glisse le parfum des cerises

rondes bouches de geishas

 

Sous ma tonnelle quand vient le soir

paré de ses couleurs subtiles

qu'il est bon de rêver et voir

la nature s'endormir tranquille

 

 

                                    Renaud le 11-07-2011 / tous droits réservés

 

 

                                                

 

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21 juin 2011

cette feuille blanche

page blanche 1

 

 

Cette feuille blanche me fait peur

et m'envoûte en même temps

tel un serpent hypnotiseur

qui magnétise et qui attend

 

Cette feuille blanche est la cage

où je rentre spontanément

car je m'échappe en voyage

dès que j'ai la plume au vent

 

Cette feuille blanche est mon rêve

j'y crée le monde à ma façon

je rature, j'ajoute ou j'enlève

je suis architecte et maçon

 

Cette feuille blanche est ma mie

je la regarde et la caresse

Elle est ma complice, mon amie

avec elle je suis à confesse

 

Cette feuille blanche je la hais

elle me vaut trop d'insomnies

quand je "sèche" ou quand je refais

elles sont blanches aussi mes nuits

 

Cette feuille blanche est mon guide

comme d'un aveugle la canne

Oui sans elle je suis invalide

j'ai le manque du toxicomane

 

Cette feuille blanche est mon coeur

parfois froissé ou déchiré

mais doré de jolies couleurs

dès qu'une main sait l'effleurer.

 

 

Renaud le 21 juin 2011 / tous droits réservés


 

 

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31 mai 2011

les fées

fée par sophie anderson 1823-1903

peinture de Sophie Anderson

 

 

J'ai toujours cru aux fées.

Certes beaucoup n'y croient pas ou n'y croient plus mais pour ma part

je n'ai jamais nié la réalité des fées.

J'aime ainsi, à la tombée du jour, m'installer à la terrasse d'un café

que je sais être fréquenté par ces êtres soit disant imaginaires

pour,tout en dégustant un peu d'absinthe, regarder

le déroulement des fées.

Après la fée verte et les fées d'assoupissement qui l'accompagnent

je vois se succéder, comme par enchantement,

toutes sortes d'autres fées.

Celà commence généralement par les fées placebo et les fées

d'optique qui me procurent vite fées bien fées

mille et une illusions agréables autant qu'étranges.

Arrivent ensuite les fées de surprises,tout à fées étonnantes,diverses

et magiques suivies des fées de modes incluant les fées de jambes

et les fées de manches,ces dernières très gracieuses et agitant

leurs fameux doigts de fées à l'origine de la jolie expression

" fées et gestes "

Puis c'est l'apparition des fées musicales,certaines pleines de résonances

et de magnétisme, comme les fées Doppler, d'autres fort peu

mélodieuses comme les fées Larsen.

A leur suite viennent les fées du logis et les bonnes fées,

absolument adorables, mais très jalousées et disparaissant

souvent trop rapidement sous les fées de la colère

elles mêmes ensuite chassées par les fées boomerang.

Parfois se présentent alors les fées indésirables

et les fées du Prince qui s'autorisent toutes sortes de voies de fées

provoquant l'arrivée de la fée C, dite Carabosse, qui ne plaisante

vraiment pas et disperse tout ce beau monde sans ménagement.

Arrivent enfin les fées paresseuses, nonchalantes, vivant de l'air du temps

qu'on appelle les fées néantes ou les fées gnasses

et qui ne donnent pas du tout envie de travailler.

C'est alors que je vais me coucher

merveilleusement détendu et rajeuni car elles ont le don

de faire disparaitre les fées, mes rides.

Hormis ces rendez vous vespéraux j'attends impatiemment

tous les premiers mai la venue de la fée Clochette

petite, naïve, toute blanche, sensible, fragile

et sentant si bon.....

J'aime aussi,le 14 juillet,aller voir défiler les fées.

La générale des fées, paradant avec ses nombreuses gardes du corps,

les fées de masse et les fées de groupe ( certaines l'entourant

à cheval,les fées de cavalerie; d'autres la portant sur son pavois,

les fées de levier; d'autres encore étant simplement là pour lui porter

chance, les fées d'aubaine ) présente tout d'abord ses fées d'armes,

celles ayant durant l'année écoulée réussi à conjurer le mauvais sort

et les mauvais esprits, puis les fées étrangères invitées.

La dernière fois ce furent les fées combattantes d'Afrique du Nord

en lutte pour leur indépendance.

J'ai ainsi pu voir les fées Dayins,les fées Laghas et les fées Louzes

toutes très impressionnantes.

Par ailleurs en plein coeur de l'été je crains beaucoup les fées de serre

qui ne se rendent pas bien compte de la chaleur que leurs activités

génèrent et les fées papillons qui, d'un seul coup d'aile, peuvent

provoquer d'incroyables tourbillons.

Mais en fin d'année j'adore regarder les fées d'hiver et surtout

les fées boules de neige qui sont si belles et si colorées...

Voilà vous aurez compris, je pense, par ces quelques lignes,

que les fées existent bel et bien et que chercher à nier les fées

ne sert strictement à rien car tôt ou tard

l'on doit rétablir les fées.

 

 

Renaud le 31 mai 2011 / tous droits réservés



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