homme à abattre
dessin jp-petit.org
A voir ce qu'il a fait de la beauté du monde
oui l'homme, assurément, est une bête immonde
un être malfaisant, cruel, barbare, odieux
dont l'existence prouve l'absence de tout dieu
Car si un tout puissant, maitre de l'univers
avait un jour créé un fils aussi pervers
nul doute que conscient de sa fatale erreur
il aurait fait en sorte que cette bête meure
Admettre que ce dieu l'aurait fait naitre libre
et entre bien et mal posé en équilibre
pour qu'il puisse choisir et vivre sans entraves
le ferait son complice et au mieux son esclave
La liberté est elle un bien si intouchable
qu'un divin souverain contre ses propres Tables
regarde, indifférent, des abominations
qui devraient provoquer de l'homme l'abolition
Alors pourquoi laisser la Terre être un Enfer
où pullulent sévices, assassinats et guerres
massacres, génocides, horreurs et boucheries
tortures, atrocités, tant de sauvageries
Pourquoi permettre à l'homme de piller la nature
de polluer la vie des autres créatures
d'agir tel un tyran qui n'a ni foi ni loi
et juge ses méfaits comme de purs exploits
La liberté donnée se doit d'être reprise
mais Dieu peut il mener une telle entreprise
la bête monstrueuse est elle encore châtiable
sans doute en créant l'Homme Dieu a créé le Diable
Renaud le 10-10-2011 / tous droits réservés
Commentaires sur homme à abattre
Bouffées d'air pour oser faire
Dans l'éclat de leurs yeux
Je vois aujourd'hui la couleur bleue
Dans cette allure aux mille pas perdus
une vibration circule en ondes tenues
un message se transmet des bouches aux oreilles :
Y'a moyens que des chemins se frayent !
A leurs venues régulières
S'allument et brillent des lumières
je les vois se hisser hors de leur terre-à-terre,
Echangeant sur moult choses à faire...
Et des envies, des possibles de nous guider,
Pour savoir là, d'où l'on est rebondir
Et autant de fenêtres, de portes de s'ouvrir
Sur des horizons aux couleurs sourires
texte écrit lors de ma session de BAFA, où la consigne était de causer de ce que l'on vivait, au boulot..J'ai à cette époque (200
sorti ma batterie optimiste...
Aujourd'hui, j'écrirais sur le fait que la masse tue le singulier, et je dirais combien, pour moi, c'est dommage..et dommageable..
Anne
Cette écriture me plait, j'y sens l'incompréhension, la rébellion, la non adhésion, l'énergie de dire non, en même temps je regarde cette image, et cette après-midi j'étais au Centre Pompidou admirer les oeuvres de Edvard Munch, le cri n'y était pas et je le trouve là
Cri d'horreur
De colère
d'indignation
d'incompréhension
Je joins ma voix à la tienne Renaud
A deux le cri devient plus fort
Je t'embrasse (un peu de douceur)
Azur
L'homme, le meilleur ennemi de lui-même, toujours ce débat fait de guerres au nom d'un dieu créé par l'homme, de destruction de l'homme par l'homme.. Nous avons encore du chemin avant de devenir de vrais hommes (et femmes )..
Anne,il faut malgré tout être optimiste et avoir
foi en l'avenir,le pire n'étant tout de même
jamais définitivement certain.
Je pense et j'espère que la jeunesse va se
rebeller dans le bon sens du terme.
Mais il est vrai que la surpopulation et l'ensemble des problèmes induits sont assez
angoissants.
Lutin,je n'ai pas trop, tu le sais,l'habitude d'utiliser ma plume pour hurler mais j'avais
accumulé en moi tant d'écoeurement sur la
méchanceté humaine que c'est sorti d'un coup
comme une envie soudaine de vomir.
Merci de m'avoir compris dans ce ressenti.
Azur,l'union fait la force et je me sens très solidaire de ce mouvement dit des "indignés"
qui essaye de restituer à l'homme précisément
sa part dite humaine.
Merci pour ton soutien et douces bises en retour.
Sedna,oui vu l'état du monde il y a encore du
chemin à faire.
Dans son livre " histoire de la folie à l'âge
classique " Michel Foucault écrit:
" de l'homme de la création à l'homme civilisé
et raisonnable le chemin passe par l'homme fou "
Nous sommes encore sans doute au stade de
l'homme fou.
je vois les yeux grands ouverts
la folie certaine du monde
car c'est être fou que de vouloir couper la branche sur laquelle on repose
et en même temps
je crois à la belle révolte
celle des petits matins et des grands soirs
merci Renault
Jeanne, il y a tout de même un peu d'espoir dans
mon cri.
La révolte, quelque part, est la forme exaspérée
de l'amour.
Merci pour ton partage.
les mots se dressent en étendard preuve que la poésie s'habille parfois en vers de révolte telle une camisole étouffant les cris du fou ô combien lucide.
Bien à vous
Comme ces mots résonnent en moi..Merci Renaud, merci aussi à tous les autres, qui, comme moi, passez par ici, pour y déguster la poésie vivante et alerte de Renaud..
bien à vous,
anne
virtuelle, oui merci:
Allons Poètes de l'Amour et de la Justice, l'Etendard de la Révolte est levé.
Poètes de tous les pays unissons nous contre
la méchanceté et la brutalité.
Anne,un grand merci pour ton deuxième passage et
pour ton commentaire qui me met du rouge aux joues.
Je comprends ta révolte et il est bon de s'indigner quand c'est nécessaire
mais je crois que rien n'existe sans son contraire...Pas de jour sans la nuit, pas de vie sans la mort, pas de bien sans le mal et les deux(le bien et le mal) coexistent en chacun de nous..Alors commençons par extirper le mal qui nous habite
Ceci dit, ton poème est drôlement bien envoyé
Ne pas se soumettre c'est peut être un peu "se libérer" du carcan dans lequel enferme,las, les sociétés "normosées" à outrance.
Pour ma part, à ce jour, je crois que cela passe par l'acceptation que tout et son contraire sont "tapis" en chacun de nous, oui.
Comme de l'eau qui dormirait, ces paradoxes se tiendraient prêts à bondir, en sourdes tempêtes intérieures, chassant une réponse à peine trouvée, pour la remplacer par une autre question, selon l'idée que rien n'est acquis, que tout reste à inventer, sans cesse, dans ce mouvement permanent qu'est la vie.
Ces paradoxes co-existeraient, au fond de tout être humain,selon moi, en une des composantes, de cette "matière à choix" dans laquelle il nous est donné de trancher, à chaque instant, à travers notre libre arbitre ;
ce dernier serait alors le gouvernail, celui par lequel chacun avancerait son "soi-même", vers les possibles les plus adaptés à qui chacun se reconnait être, cela au sein de l'âme, de la conscience de chacun...
Le fait de savoir que la lumière est, comme
l'ombre, une composante de cette humanité dont
nous faisons tous partie, et aussi de croire que le premier combat pour la vie est d'être soi, de le rester, de le grandir même, cela quelque soit l'environnement,
permet peut être, oui, aussi, de s'autoriser à rayonner, et d'étendre doucement le pouvoir qu'il nous est donné d'entretenir, de développer, de partager ce rayonnement..selon les envies, rencontres idées que chacun aime à mener..
Anne
.."du carcan dans lequel enferment ,las, les sociétés "normosées" à outrance.
une erreur d'accord..
Zut ! Désolée.
..s'il y en a d'autres, dites le moi, s'ils vous plait. Merci !
anne
Gazou, tu as parfaitement raison, mon poème est
tout à fait manichéen. Il est un parti pris
délibéré à un moment donné pour exprimer un ras
le bol et une incompréhension.Il fallait que celà
sorte.Le volcan va retomber....jusqu'à la prochaine explosion.
Amitié
Le poète est là aussi pour montrer la lumière qui git sous le boisseau de l'horreur. Mais j'avoue qu'il est de plus en plus difficile d'extraire de notre civilisation des grains de cette même lumière pour en nourrir sa plume, son âme et de là, celui qui nous lit. Je me tourne vers tout ce qui est simple, ce qui se donne, ce qui est bon, quand aux êtres humains, la plupart le sont si peu. Pourtant comme toi je veux encore croire en eux, en nous. Et je crois encore plus aux petites rivières qui font les grands fleuves et la mer...
Sinon, tu nous offres là un texte d'une grande force. Je crois que l'Homme doit dépasser l'image du dieu-papa. Je ne suis pas croyante mais je pense que nous laisser nous "démerder" au sens propre (si je puis dire) est une option judicieuse. Nous n’apprenons que très lentement (et pas toujours), et donc la guerre, les massacres, les viols de masse, risquent de durer encore longtemps je le crains...
Un regard qui me semble fort aiguisé, Désirée.
Je partage ton point de vue, et aime à sentir que
des personnes comme toi, et comme d'autres qui passent là se rafraîchir, s'enrichir de tous ces mots, pensées en partage existent, en ce "monde fou".
Merci et belle journée, ou soirée..
Anne
je crois en Jésus Christ mais fait homme et resté homme
on dit qu'il a pleuré des larmes de sang en devinant l'avenir...
Dieu est une invention de l'homme donc il ne peut être parfait .
Anne, je m'essaie à la bienveillance et ce n'est guère facile tous les jours de l'aimer son prochain, je l'avoue humblement. ![]()
Bien à toi
sourire...je comprends bien ce que tu écris là..
Merci
Anne
C'est un cri de révolte qui prouve que tout n'est pas perdu, des hommes aspirent à un monde plus juste, ils s'indignent et j'aime l'espoir que fait naître cette indignation !
- Ils n'étaient que quelques uns sur toute la terre - chacun se croyait seul - ils fuent foule soudain- ELUARD
Désirée ( en l'espèce ce pourrait être Dies irae )
Par définition le poète est libre.Il peut donc jeter des regards lucides,et parfois impitoyables, sur la réalité du monde.
Il peut et doit appuyer là où ça fait mal mais
il peut et doit également être un professeur
d'espérance.Ce n'est certes pas facile mais je
pense que les poètes sont, quelque part, les
derniers résistants.Alors battons nous.
P.S:toujours impossible de déposer un commentaire
sur ton blog.
Adeline,Jésus Christ a lui même d'abord cru en Dieu puisqu'il affirmait en être le fils puis
en Croix il n'y a sans doute plus cru pour avoir
affirmé " mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as tu
abandonné?"
Alfred de Vigny affirmait que l'espérance est la
plus grande de nos folies.
Marcelle,bienvenue et merci pour cette lecture et cette interprétation de mon texte qui allaient tout de même de soi venant d'une dénommée Pâques.
A très bientôt sur votre blog qui, à l'occasion
d'un premier passage, m'est apparu rempli d'ondes
positives.
on pourrait trouver des raison Renaud . déjà Marie sa mère qui avait elle même cru en l'annonce de Gzbriel j'avoue que je crois difficilement en cete virginité
depuis tant de siècles cette histoire a pu être interprétée .
religion et poésie,métaphores sont parentes
il serait trop long de développer ici . je pense à l'ancien testament, au Cantiques des cantiques, à la Génèse ..;
Que j'aime ces vers parfaits.
oui, nous sommes habités d'anges et de bêtes
et souvent c'est le bouc qui chez nous prend dessus..
"A voir ce qu'il a fait de la beauté du monde
oui l'homme, assurément, est une bête immonde"
Ces vers sont très, très beaux.
Viviane, merci pour ton compliment.
Par ailleurs ta référence au bouc m'a amusé.
En effet je lisais récemment à la bibliothèque du palais les Epigrammes d'un certain Lucien de
Samosate, avocat et sculpteur syrien du début de l'ère chrétienne.Il écrivait:
" si la barbe suffisait à la sagesse un bouc
vaudrait Platon "
Amitiés.
Léa,bienvenue et merci pour votre appréciation.
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=702580&pid=22291788
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :

