22 février 2012

tours infernales

building 2

 

A toutes les victimes de la spéculation

 

 

Dans leurs tours d'acier

et de verre dépoli

messieurs les financiers

prédateurs accomplis

s'activent à négocier

comme au monopoly

 

Ces cadres dynamiques

au labeur obstinés

doivent rentrer du fric

c'est pour ça qu'ils sont nés

une vie arithmétique

à l'air conditionné

 

Ils s'arrachent le monde

sans la moindre pudeur

par transactions immondes

l'argent n'a pas d'odeur

il faut qu'elle soit féconde

leur folie des grandeurs

 

De leur paranoïa

dépend le cours du gaz

du café, du tafia

du pétrole qu'ils embrasent

une énorme mafia

hélas qui métastase

 

Ces gangs planétaires

se foutent de l'humain

vampirisent la terre

sans penser à demain

transforment en monétaire

tout en un tournemain

 

Dans leurs tours d'ivoire

ils vivent en vase clos

exerçant un pouvoir

absolu, mégalo

se faisant un devoir

de baiser les prolos

 

Ils ont perdu la tête

dans leurs tours à délits

il faut qu'on les arrête

avant que leur folie

n'explose la planète

dixit vox populi

 

 

 

Renaud le 22-02-2012 / tous droits réservés

Posté par Renaud- à 14:40 - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Commentaires sur tours infernales

Posés en hauteur
non Monsieur on ne s'étale pas
au mètre carré
nous allons vers Dieu
s'il existe
à coups d'ascenseur
à défaut d'un parc
nous montons les étages
l'air est moins vicié
mais l'herbe plus rare
alors que nous touchons les étoiles
l'or n'est pas dans la main
au bout du doigt il n'y a rien
pas un sou vaillant
on nous emprisonne dans des cages
nous n'habitons pas la tour Montparnasse
nous sommes à Sarcelles
à Mantes la jolie sans son parfum
un jour on décide un feu d'artifice
du béton que nous avons décoré
et l'engrenage nous serre le cou
car Monsieur pour nous réhabiliter
cela nous coûte un bras
dans un pavillon jumelé HLM
au ras des paquerettes
il ne nous reste que la luzerne
à manger
oui Monsieur au nom de l'humanité
défaisant les tours infernales
on nous enfonce encore un peu plus
sous terre
sans moyen pour jouer au monopoli
impossible de se refaire
et oui nous ne sommes pas de la politique
alors Monsieur on ne rebondit pas
on meurt

Posté par lutin, 23 février 2012 à 22:23

Nous sommes bien petits face à ces empires qui nous grugent, nous dévorent.
Félicitations pour ton texte.

Posté par Sedna, 29 février 2012 à 12:23

Lutin, c'est certain qu'il y a tours et tours.
Pour résumé l'on pourrait dire qu'il y a les
tours de la Défense et les tours de la Défonce.
Bises.

Posté par renaud, 29 février 2012 à 22:43

Sedna, merci d'être passée et de te sentir en
communion d'opinion.
Tout ce gâchis est désespérant.
Pensées d'amitié.
Renaud

Posté par renaud, 29 février 2012 à 22:47

Lutin
" pour résumer ", bien sûr !!!

Posté par renaud, 29 février 2012 à 22:55
ces tours

où ils s'installent
où ils nous enferment
sont comme les branches d'un arbre
gigantesquement malade
ils coupent les branches
où ils sont assis...
jour après jour

Posté par jeanne, 01 mars 2012 à 07:22

Jeanne,Raymond Queneau affirmait de façon
humoristique:
" il y a deux sortes d'arbres : les hêtres et
les non-hêtres "
En le parodiant j'ai envie de dire:
" il y a deux sortes d'hommes : les êtres et
les non-êtres "
Merci de m'avoir suscité cette réflexion par ton
commentaire.
Renaud

Posté par renaud, 01 mars 2012 à 15:54
la folie humaine

Bonsoir Renaud,

Merci pour ce très bel écrit ! Une belle analyse dans vos mots, plein de sagesse ! Malheureusement nous vivons dans ce monde égoïste, avide, spéculateur, qui pense au profit, au détriment de ceux qui sont ne possède rien... il y aurait tellement de choses et d'actes à faire... je rejoins vos pensées, vos mots exprimés et je dis bravo à votre poème, votre écriture est très belle. Toute mon amitié, puis-je vous mettre en lien parmi mes amis(es)poètes, je serais ravie que vous y figuriez. Merci pour votre réponse, belle soirée à vous Renaud. Ma rose d'amitié, Corinne (Cronin)

Posté par cronin, 04 mars 2012 à 19:53

Le monde du toujours plus grand !

Posté par ceanothe, 06 mars 2012 à 09:51

j'aime beaucoup ce poème...jusqu'au fond...
amitié
tilk

Posté par tilk, 06 mars 2012 à 13:23
lien sur votre site

Bonsoir Renaud,

C'est avec grand plaisir, que je vous donne mon accord pour figurer en lien sur votre site, j'en suis flattée et honorée.Je mets votre lien sur mon site. Merci à vous, je vous souhaite une belle et douce soirée. Ma rose d'amitié. Corinne (Cronin)

Posté par cronin, 06 mars 2012 à 19:41

Corinne, les poètes savent bien, en général,que
l'argent pour l'argent n'est qu'une sablière qui,
inexorablement,ne peut que s'effondrer, que la
vraie richesse est intérieure et de savoir se
satisfaire de l'essentiel.
C'est la fragilité de la rose qui la rend si
précieuse et c'est pourquoi notre main et notre
regard y sont si attentifs.
Merci pour vos mots.
En toute amitié

Posté par renaud, 07 mars 2012 à 21:31

Céanothe, oui nous allons exploser de vouloir
du toujours plus gros, du toujours plus grand
comme la grenouille de la fable.

Posté par renaud, 07 mars 2012 à 21:34

Tilk, merci.Je pense que le poète a un rôle social.Il faut se rebeller de temps à autre.
Bien à toi.

Posté par renaud, 07 mars 2012 à 21:36

J'en connais des presque ado
qui pourraient être mes enfants
je ne leur vois plus que le dos
et leurs coudes piaffant
sur quelque clavier à chaland
Ils vendent.
ils vendent et renvendent
comme d'autres faisaient des ptits trous
dans les tickets du pov' passant
ils vendent de la pluie ou des écrous
et ça les fait bouffer à des tarifs géants
...
Oui, y'en a marre!!!

Posté par Viviane, 13 mars 2012 à 17:36

Viviane,bien vu, c'est tout à fait cela.
Je préférais tout de même le poinçonneur des
tickets de métro avec lesquels l'on pouvait
un peu discuter en dehors des heures de pointe.

Posté par renaud, 13 mars 2012 à 22:12
passe passe, le ru là jamais ne se lasse

Merci Renaud,
justes mots "tous ensemble" posés là..
Il est bon de se rebeller, oui, je le crois aussi,
pour ne pas faire que constater tout ce gâchis !


La vie, elle passe en chaque instant
Passe passera, d'ici à maintenant

L'homme lui se cherche en tous les temps
Qui est il donc ce petit garnement ?

La vie, elle pousse les mouvements
Remplit nos veines de leurs sangs

L'homme lui s'imagine très bien
Devenir le maître de demain

La vie, elle habite même les grimaces
Elle plante ses graines où il y a de la place

L'homme lui revêt ses mille masques
Dans ses tiroirs un stock de farces

La vie, si elle ne se commande pas
Laisse chacun mener ses pas

L'homme aime jouir de spectacles
Il donne à boire aux moulins des débâcles

La vie en l'homme un jour s'efface
Sans lui laisser le temps d'un volte face

L'homme lui oublie qu' il trépasse
L'éternité n'a écrit là que sa préface.

Anne

Posté par Pissenlit, 24 mars 2012 à 13:05

Anne,merci pour ta visite.Bien vu ton parallèle entre l'homme et la vie.
Ton texte mériterait d'être sur ton propre blog
mais je l'attends toujours.
Amitié printanière.

Posté par renaud, 24 mars 2012 à 18:35

Merci Renaud,

C'est là même que je suis allée chercher ce parallèle que j'ai transporté ici, en ton jardin fleuri de poésies.
Il m'avait semblé avoir donné le lien de ce qui est un essai..à tâtons, doucement, je vais..

http://www.marocnroll.com/nanou/

une belle journée !

Anne

Posté par Pissenlit, 25 mars 2012 à 12:42

Anne, oui, bien sûr, je connaissais ce lien mais tu devais créer ton propre blog de telle sorte
qu'en cliquant sur "pissenlit" l'on y arrive
directement et que l'on savoure tes propres
créations.

Posté par renaud, 26 mars 2012 à 14:21
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